Le blond : un indémodable

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Suivre à la trace le jeu de l’élection et de l’universel qui se mène dans l’épaisseur de l’histoire…

 

C’est encore la littérature qui a éveillé Anne-Marie Pelletier à la question juive, « comme d’instinct », dit-elle. Après avoir lu à 13 ans Le Dernier des justes, d’André Schwarz-Bart, et à 15 ans Antisémitisme et mystère d’Israël, de Fadiey Lovsky, elle étudie l’hébreu quelques années, pour sa thèse, dans le cadre du Service d’information et de documentation juifs-chrétiens (Sidic), puis découvre la tradition hassidique.

En 1997, elle participe au Symposium sur « Les racines chrétiennes de l’anti-judaïsme » qui s’est tenu à Rome.

Encouragée par Jean-Marie Lustiger, qu’elle avait connu à l’aumônerie étudiante du Centre Richelieu, puis retrouvé avec bonheur à la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal, elle travaille les écrits de Martin Buber, d’Élie Wiesel…

Grâce à l’ancien archevêque de Paris, elle entrera en contact, dès la chute du Mur, avec les universités de Saint-Pétersbourg, de Vilnius et de Kiev. Ses Lectures bibliques sont publiées en russe.

Elle a été vice-présidente du Sidic-Paris de 2002 à 2005.

Elle a également été membre du Département « Judaïsme et Christianisme », un des Pôles de Recherche au Collège des Bernardins.

Elle a travaillé avec l'Institut universitaire d'études juives E. Wiesel et a été membre de l’Institut Jean-Marie Lustiger.

 

Une relation au Judaïsme qui m’a été donnée, qui s’est imposée à moi très jeune. J’ai su comme une espèce d’évidence, d’intuition, qu’il y avait là, dans le mystère d’Israël une réalité fondamentale. Cette conviction s’est concrétisée et confortée lorsqu’en travaillant avec des Juifs sur la mystique, j’ai eu l’idée de mettre en résonnance, la tradition hassidique et la tradition monastique. Cette résonnance tient à l’amour de la Parole de Dieu et à ce sens du temps, un temps qui est consacré à Dieu.