Anthropologie biblique

Les choses de Dieu ne se disent pas à distance de la chair où l’histoire de l’homme et de la femme, de l’un avec l’autre, prend corps...

Depuis de nombreuses années, Anne-Marie Pelletier enseigne l’anthropologie philosophique et biblique.

Elle a été membre du GRAC (Groupe de Recherches en Anthropologie Chrétienne) de l’Institut Catholique de Paris.  

Depuis juin 2017, elle est membre de l’Académie Pontificale pour la Vie

 

 

Nous vivons un moment plein de tangages anthropologiques et sociétaux. La première chose qui s’impose à un chrétien, c’est de se tenir dans notre société sans naïveté, mais avec calme et confiance. Et de se laisser éclairer par les Écritures, sans fondamentalisme. Sur les questions anthropologiques qui nous occupent, le texte biblique est prodigieusement fin et intelligent. Prenez les premiers chapitres de la Genèse. Ils nous confirment que la différence homme-femme est capitale et que c’est du « très bon » ! C’est le message du chapitre I, complété au chapitre III par l’affirmation que ce « très bon » est aussi présentement comme blessé, rendu souvent difficile, en attente d’une guérison. Loin de poser simplement le masculin et le féminin comme deux essences, le texte suggère aussi une élaboration des identités. Il faut vraiment que nous apprenions à lire ces textes, paisiblement, intelligemment. Ils sont le meilleur remède aux errances du moment… et à nos passions trop polémiques.